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 morelia carinata

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chris42210
American coffee
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Messages : 310
Date d'inscription : 18/07/2009

MessageSujet: morelia carinata    Mer 29 Juin - 20:17

D’après:

Morelia carinata ( smith, 1981)
Python caréné

Texte original: John Weigel




Le python caréné est un serpent svelte avec la tête bien distincte du corps et la seule espèce de python connue avec possédant des écailles carénées. Ils atteignent une longueur d’environ 2m. Et seul un petit nombre de spécimens ont été répertoriés dans les forêts tropicales humides et les gorges de grès de la région de Kimberley au nord-ouest de l’Australie. Le corps est brun pâle avec des panachures grossières blanchâtres. Les lèvres et la surface ventrale sont crème et la queue est fortement préhensile. La nourriture naturelle de cet espèce est actuellement inconnue, mais contient probablement des mammifères, oiseaux ou reptiles. Considéré comme nocturne et majoritairement arboricole. La fonction inhabituelle des écailles carénées est inconnue.


Ma première réaction, avant 1982, lorsque j’ai appris la découverte et la description scientifique de Morelia carinata a été un choc. En tant que jeune soigneur de reptile de l’Australia Reptile Park, je trouvais incroyablement excitant que ce genre de découverte puissent encore se produire. Six ans auparavant, Graëme Gow avait surpris le monde de l’herpétologie en décrivant le python d’oenpelli, Morelia oenpelliensis, et pour moi , l’impact cette fois était encore plus fort. Dès que j’ai pu, j’ai mis la main sur une photocopie de la publication descriptive du python caréné faites par Laurie Smith du muséum d’Australie occidentale. La description était basé sur un seul spécimen qui avait été collecté par le Dr Ron Johnston, chercheur au muséum, pendant une étude, en 1976, de la faune des chutes de Mitchell dans la région de Kimberley au nord ouest de l’Australie.

chute Mitchell:



J’étais intrigué que cinq années ce soit écoulées entre cette remarquable découverte et sa description. De nombreuses questions furent posées par cette brève mais alléchantes publication: Quel est le role de ces écailles carénées? Servent-elles à résister aux prédateurs tentant d’extraire un spécimen d’une étroite crevasse, comme c’est le cas de certaines espèces de scinques? Ou bien ont-elle un autre role? Est-ce que le spécimen type, de 2m de long, est un individu relativement petit ou grand?

Nonobstant la problématique des écailles carénées, j’étais intrigué par les frappantes similitudes entre cette nouvelle espèce, représenté sur deux photos incluent dans la description, et le python vert ( Morelia viridis) une espèce brillament colorée confinée au forêt tropicale les plus au nord du queensland, des îles de nouvelle-guinée et celle adjacente à l’Indonésie.
Il s’est passé deux décénnies avant que des chercheurs australiens et étranger puissent confirmer indépendamment l’étroite parenté entre ces deux espèces.
S’appuyant sur des analyses techniques d’ADN, sur la peau de Morelia carinata fournit par l’Australian Reptil Park.

Dans les années qui ont suivies, ma fascination pour le python caréné, mais aussi et plus largement la faune herpétologique endémique du Kimberley a grandit ...et grandit. Chaque année j’ai économiser mon maigre salaire de gardien de zoo pour explorer ces merveilleux lieux herpétologiques au moins une fois. Durant mes 18 périple ( à ce jour) pour le lointain nord-ouest, j’ai amassé des trésors d’expériences et de souvenirs très agréables. Ces voyages ont pris diverses tournures, certaines pouvant être décrit comme des explorations d’autre carrément comme des calamités. en se rémémorrant les nombreux défis et mésaventures, je peut-être heureux de ne pas m’être sérieusement blessé, voir pire.

Lors de l’un de mes premiers voyages, 4 autres membres de la société australienne d’herpétologie m’ont accompagné. Une assez longue liste de reptiles et d’amphibiens fut rencontrés ( Shea, Weigel, et. al.1987) et un nombre important de sujet fut rapporté au muséum australien. Ceal incluait un spécimen nouveau de grenouille fouisseuse de la famille nostaden et un élapidé inconnu du genre pseudechis. Ces deux espèces ont finalement été décrites scientifiquement et le nom «peu flatteur» de weigeli a été donné à ces espèces. Sans aucune incitation ou piston de ma part...


notaden weigeli


pseudechis weigeli



Ce site était à 60 km à l’ouest de la « localité type» près des chute Mitchell. Nos explorations ultérieures de forêts tropicales et des canyons proche du port requirent des planifier des solutions innovantes. Une combinaison de planeur ( ou hélicoptère), de canots pneumatiques, ainsi que beaucoup de randonnées pédestres ont été nécessaire pour explorer à fond les fourrés des forêts tropicales ainsi qu’une dizaine de criques et de rivières.
Les premiers résultats furent obtenus dans une profonde gorge de la forêt en 1993, lorsqu’un collègue soigneur du Reptil Park, Trent Russel fit mieux que moi grace à son punch et trouva un jeune python caréné juvénile, qui devint immédiatement le premier spécimen à être photographier.

Un an plus tard, quand Trent et moi refaisions notre parcours, ce fut à mon tour, un jeune sujet adulte, rencontré la nuit, était suspendu, apparemment à l’affût, à un petit arbuste.

Après ses excitants résultats obtenus en 1993 et 1994, je fut encouragé par l’université herpétologique de Sidney et le professeur biologiste évolutionniste Richard Shine pour obtenir un permis de la Western Australian and Land Management Service ( CALM), pour collecter le groupe fondateur de python caréné de manière à étudier son maintien et sa reproduction en captivité. Après nombre de faux départs, le projet fut approuvé en 1998, et une nouvelle, et plus sérieuse approche pour trouver des pythons caréné commença immédiatement.

Cela pris 3 ans, et 3 expéditions prolongées pour atteindre l’objectif de 5 spécimens fondateur requis pour pouvoir démarrer le programme; 3 males et 2 femelles. Comme d’habitude, nous avons effectué beaucoup de tentatives et de tribulations essuyant le pleine effet de la loi de Murphy ( adage qui dit que si quelque chose peut mal tourner cela arrivera infailliblement).
Durant la première de ces 4 expéditions, 3 d’entre nous se retrouvèrent à passé les 2 premières semaines affamés et abandonnés sur une petite île au large du port, en attendant un ramassage préétabli par un bateau ( devant nous fournir nourriture, matériel de pêche et autre équipement indispensable), qui n’est jamais arrivé. Nous apprendrons bien plus tard que le navire, un bâtiment de mesure australien, avait été retardé dans le port de Darwin dans l’exercice de ses fonctions. C’est pourquoi nous sommes finalement rentré sur le continent en pagayant sur notre bateau pneumatique de secours de 2m de long, nous n’avons pas trouvé de serpent cette année là. Tout en rentrant chez nous avec notre apparence maigrelette et nos airs de barbus expérimenté sur notre bateau en caoutchouc parmi de gros et curieux crocodiles marin, nous avons planifié le voyage pour l’année suivante.

En mai 1999, une équipe de 8, dont 6 du Reptil Park, arrivèrent par hélicoptère sur l’un des affluents de la rivière Hunter avec une motivation renouvellée.
Mais après 9 longues journées et nuits à chercher, les chances de succès s’amenuisaient rapidement. Le manager du Reptil Australian Park, Rob Porter pris une pause déjeuner pour se remettre de ses efforts. Et pendant qu’il observait machinalement un petit oiseaux frétillant dans les feuillages au dessus de lui, il réussit à distinguer la queue d’un serpent perché immobile sur une branche couverte de lichen, confirmant les plus fous espoirs de Rob, tandis qu’il escaladait l’arbre, il fut confronté à la vue du spectaculaire python caréné. Il s’avéra être un mâle tout juste mature. Ainsi qu’un surplus de motivation pour que l’équipe reprenne les recherches.

Avec des sensations positive retrouvées, nous sommes, tôt dans la soirée, tous partis dans différentes direction avec un but commun: trouvé une femelle morelia carinata.
Heuresement, Alf Britten, un garde forestier de Nouvelle-Galle du Sud et ami de longue date ignorait mon opinion selon laquelle la mangrove et l’influence de l’eau salée serait un lieu non-propice pour n’importe quel python caréné. Son idée non-préconçu paya ce soir là. Au bout d’une heure il fut près de trébucher sur une femelle sub-adulte enroulé fermement sur le sol de boue sablonneuse humide à moins de deux mètres des plus proches arbres de la mangrove. La ténacité d’Alf signifait le démarrage du programme d’élevage.

Un an plus tard 4 d’entre nous, repartirent au travail pour un autre mois d’efforts dédié à trouvé les 3 dernièrs pythons carénés requis. En plus des «suspect habituel», j’étais heureux de compter parmis nous le ranger du CALM Ben Tannock, et le Pr David Pearson un scientifique et chercheur au CALM basé à Perth. David est reconnu pour ses nombreuses études sur les pythons australien et bénéficie d’une réputaion de travailleur inlassable et éfficace. Pour maximiser les résultats scientifiques du voyage, Dave apporta une série de pièges d’Elliott, avec lesquels il pourra obtenir un échantillon de la faune nocturne dans les secteurs on nous travaillerons. De plus l’herpétologue et l’aventurier, documentariste-réalisateur Mark O’Shea nous accompagna durant la première moitié de l’expedition, ainsi que les 6 membres de son équipe de la BBC.
L’équipe d’O’Shea emmena aussi un cuisinier et un docteur. Ce qui rendit l’expédition beaucoup plus «civilisé» que toutes celles que j’avais connues auparavant. Ces gens sont allé jusqu’à apporter des moyens de communication afin de garder le contact avec la civilisation, si quelque chose tournait mal.

Piege d'Elliott:



Comme toujours, trouver des serpents s’avéra être un véritable challenge. Après près de deux semaines d’efforts intensifs de la part de tous, membres de l’équipe de tournage inclus ( i.e plus de 1000h/ homme), le découragement se faisait sentir. Pendant la dernière soirée de la participation de l’équipe d’O’Shea, tandis que je marchais, face contre la paroi, tel un crabe, le long d’une falaise étroite, juste au dessus de la couronne d’un arbre typiquement chargé de vigne, j’ai rencontré une femelle python caréné de 1m60 de long absorbant la chaleur conservé par la face nord de la falaise. J’attrapais le serpent juste avant qu’elle ne se réfugie dans une crevasse. Lorsque je suis retourné au camp; une heure plus tard, Mark et son équipe étaient sagement assis autour du feu de camp avec de tristes têtes. Ils venait juste de tourner la scène finale de leur film, acceptant à contre-coeur le fait qu’aucun python caréné n’avait été trouvé lors de cette expédition, cela en dépit des efforts de tous le monde. Je plaçait le sac remuant sur ses genoux sans aucun commentaire, et au moment où il ouvrit le sac, un fameux échos retentit: Hourra.
L’équipe de tournage ressortit rapidement son équipement pour retourner une fin plus joyeuse à la fin de l’histoire.

Le matin suivant, Alf, avant la levé du jour, est allé relever les pièges au cas où un mammifère ait été capturé durant la nuit. Bien qu’il vit qu’aucun piège n’ait été activé. Ce que Alf rencontra durant sa ronde fut bien plus excitant, alors qu’il marchait dans un étroit couloir rocheux, il interrompit un python olive de 2m enserrant sa proie, un python caréné d’1m. Le pauvre une fois libéré, était un peu groggy, mais pouvait éventuellement récupéré l’intégralité de ses moyens. Ce mâle représentait un 4ème spécimen très appréciable pour notre programme d’élevage. Cinq jour plus tard, je découvrais un jeune mâle fougueux, le téméraire descendait au sol à partir d’un enchevêtrement de racines et de vignes en forme de vrille qui descendaient tel une cascade depuis le haut de la falaise 10m en surplomb.

Avec la collection de 5 spécimens le programme de collecte pris fin comme un retentissant succès. Le prochain challenge était clair, l’élevage de morelia carinata.
En 2004, après 17 expéditions sur le terrain du nord de la région de Kimberley en Australie Occidentale. Les membres de l’Australian Reptil Park ont réussi à localiser seulement 10 spécimens de l’insaisissable python caréné; Morelia carinata. Ces quelques intéractions ont fournis des aperçus aguichants du comportement naturel de cette intriguante espèce.

Cependant, les observations en captivité vont révélées bien d’autre facettes du comportement du seul python au monde ayant des écailles carénées.

Gestion captive:

Les 5 spécimens capturés sauvage ( 3 mâles, 2 femelles), ont initialement été maintenus à mon domicile privé, en accord avec les autorités compétentes. Ces mesures furent prises pour des raisons de sécurité, et pour me permettre de dévouer suffisamment de temps au projet. Chaque serpent fut logé individuellement dans un terrarium intérieur de taille généreuse: 1m50*1m*1m20 de haut. Des branches positionnées horizontalement ( diamètre 50-80mm), pour servir de perchoir ou pour la grimpette.
Une combinaison d’ampoule à incandescence, de lampe chauffante et de tapis chauffant fournissent lumière et chaleur. Dans la mesure du possible, un gradient thermique le long des branches ainsi que sur le sol fut établit d’un minimum de 24-26° à un maximum, au point chaud, de 34-36° duarant la période d’éclairage. Des boites en plastiques servant de cachettes positionnées au sol, et situées à un endroit relativement chaud (30-32°) ainsi qu’à un endroit plus frais (26-28°) dans chaque enclos.
La photopériode est approximativement la même que localement ( Nouvelles Galles du Sud, Australie) est maintenue comme durée d’éclairage.

Pendant la nuit, les températures varie selon les conditions climatiques extérieures.
Durant les mois frais, la température à l’intérieur des terrariums plongent jusqu’à un minimum de 16°, tandis que les températures nocturnes durant les mois chaud atteignent souvent 26°.
Chaque serpent récemment capturé semble accepter le confinement de son terrarium après une courte période d’exploration. La grande majorité des heures d’éclairage journalier, les serpents sont perchés sur les branches horizontales. Intéressant de noter que les sujets sont positionnés sur les branches de manière à maintenir une température corporelle entre d’étroite valeur (30-31°).
La température du corps est déterminée en dirigeant un pistolet-thermomètre laser à infrarouge sur une portion de la peau du serpent qui n’est pas directement exposé à la lumière ou à une lampe chauffante.
Curieusement les boites-cachettes sont rarement utilisées par les serpents, sauf durant la période de mue. La propention à rester percher presque continuellement sur des branches élevées suggère que morelia carinata est un proche parent de morelia viridis, le python vert.

La période d’activité principale des pythons carénés dont je prend soins à lieu en début de soirée, commençant peu de temps après que les lumières des terrariums et de la pièce ne s’éteignent et continue pendant quelques heures.
«L’activité» comprend les déplacements à l’interieur du terrarium, l’hydratation, la défécation, et plus générallement, l’adoption d’une position à l’affût où la tête et une petite proportion du corps est positionné vers le bas avec le corps placé d’une manière ondulatoire pour permettre d’anticiper une attaque en élançant celui-ci vers le bas, dans le cas ou une proie passerait par là.

La coloration des pythons carénés peut changer de façon spectaculaire en une courte période de temps.
Lorsqu’ils sont actifs, ils sont souvent d’une teinte très ombragée de couleur gris clair, quand d’autre fois leur peau est susceptible d’être globalement plus grise foncée ou brun-rougeâtre.
Cette faculté à changer de couleur est connu chez quelques espèces de pythons, incluant le python d’oenpelli, morelia oenpelliensis.
Même si je suppose que ce spectaculaire changement de coloration est une adaptation permettant aux pythons carénés de se confondre avec leur environnement proche ( par exemple: une branche d’arbre ou une corniche de grès), ce qui n’as pas encore été prouvé de manière formelle.
Le patron panaché de tache sombre et de couleurs plus claires, les variations irrégulières de la coloration de la peau est commune chez les pythons, ce qui contribue à camoufler le sepent par rapport à diverses surfaces ou substrats.
Cependant, aucun autre python ne montre l’habilité de morelia carinata pour se soustraire à la vue sur des branches d’arbres tropicaux à la fine texture, ou bien sur les corniches et les falaises de grès. D’ou l’avantage indéniable que procurent les écailles carénées.
Selon moi, c’est l’explication la plus plausible de l’évolution de morelia carinata.

L’un des challenges qui fut anticipé lors de ce projet fut de déterminer quelle nourriture serait acceptée par ces spécimens captif depuis peu.

Considérant l’incroyable longueur des dents possédées par cette espèce. J’ai trop tôt émis l’hypothèse personnelle, selon laquelle les oiseaux était leur nourriture principale, si ce n’est la préférrée. Ces dents sont proportionnellement parmis les plus longues possédées par tous les autres serpents non-venimeux, et en tant que tel, pourrait offrir une meilleure pénétration à travers le plumage épais et ainsi empêcher la fuite d’une proie.
J’avais plus tard émis l’hypothèse que l’abondance saisonnière de certaines espèces d’oiseaux, peut-être comme le carpophage argenté (ducula spilorrhoa) pourrait-être la meilleur explication pour savoir comment une population génétiquement durable de python caréné pouvait subsister dans une poche d’habitat si petite.


Ducula spilorrhoa:




Cependant, l’apathique réponse alimentaire de mes pensionnaires fondateurs à une variété d’espèces d’oiseaux qui leur furent présenté, fut le début de mes doutes à propos de la théorie des oiseaux.
Les deux sujet initiaux, un couple de sub-adulte capturé en mai 1999, était frustrant car réticent à accepter le type de nourriture présenté: une gamme vaste de proies potentielles incluant: pigeon, poulet, souris, rat, colombe et caille leur furent présentées.

Le voisinage avec l’association de sauvegarde de la faune fut d’une grande aide pour fournir des proies mortes ou congelées d’une variété d’animaux locaux, des souris-marsupial ( antechinus spp), divers oiseaux mais aussi des renards-volant ( pteropus spp)

Antechinus spp:


Pteropus spp:


Mais ce fut avant qu’une souris sauteuse des spinifex ( notomys alexis) fussent présenté au premier mâle capturé, après plus de 3 mois de jeûne, une forte réponse alimentaire fut observée.
Ce fut comme si un bouton « bouffe» avait été trouvé, et le même «bouton» marcha également bien avec la femelle, lorsque je lui présentait, 1 jour plus tard, une souris sauteuse des spnifex décongelée.
Après une courte période ce couple acceptait les rats décongelés préalablement frotté sur la peau d’une souris des spinifex.
Curieusement, un autre rongeur local, le rats des plaines ( pseudomys australis), n’engendra pas une réponse aussi forte de la part des serpents.

Pseudomys australis:



Notomys alexis:




Après deux mois, même les rats de laboratoire « normaux» devenaient acceptables pour l’un et l’autre. Cette technique de sevrage sera très utile pour circonscrire le comportement alimentaire des sujets qui arrivèrent l’année suivante.
Deux d’entre eux acceptèrent une souris des spinifex après 3 semaines suivant leur arrivée, refusant malgré tout d’accepter les rongeurs de laboratoire et différents oiseaux, et furent bientôt sevrés avec des rats de laboratoire.
Le seul spécimen qui montra une résistance à l’astuce des souris de spinifex était le sub-adulte sauvé aux frontières de la mort provoqué par un python olive affamé. Ce python refusa de se nourrir pendant 4 mois et aujourd’hui reste très tatillon, n’acceptant que les petits rats noirs de laboratoire ( 50gr) fraîchement tués, ( non-décongelés)/

Sur les 5 serpents fondateurs, 3 déféquèrent entre 1 jour et 1 semaine après leur capture. Celles-ci comportaient une grande quantité de poils sombre de plusieurs centimètres, mais aucun signe de plumes.
Chose intéressante, les contenu fécales contenaient aussi un nombre surprenant des propres dents du serpent ( + de 14). Qui furent probablement perdues car insérées dans la proie durant le processus de constriction. Même si tous les pythons ont un renouvellement régulier de leurs dents, cela semble très excessif.
Un 4ème sujet, une femelle adulte, a régurgité un rat des rocher ( zyzomis woodwardi), un jour après sa capture.
Les poils des rats des rochers semblent être identiques à ceux des déjection sus-mentionnées.
Si la très longue taille des dents chez morelia carinata n’est pas une spécialisation pour permettre de sécuriser la prise d’une proie, quel role particulier leur donne un avantage?
La valeur dissuasif qu’elles representent dans le comportement défensif de cettte espèce est indéniable, pour toute personne qui ignorant un avertissement à déjà été mordu peut en attester. Cependant le chercheur du CALM ,David Pearson, à suggéré une autre possibilité. Lorsqu’il accompagna l’équipe du Reptil Park lors de nos recherchent du python caréné en mai/juin 2000, David fit une extraordinaire obervation. Alors qu’il relachait un rats des rocher ( zyzomys woodwardi), d’un piège d’Elliott dont il s’occupait durant ce voyage, le chanceux rats se débrouilla pour se libérer de la pression des gants en cuir, en laissant derrière lui deux morceaux de fourrure, avec la peau comprise.
Cette «mue» pris David au dépourvu, mais avait été observé chez d’autres espèces de zyzomys, connus pour être capable de regénérer les morceaux de fourrure perdus.
David à suggéré la possibilité d’un processus de co-évolution consistant à l’allongement des dents des serpents pour contrer la capacité des rats à se séparer volontairement d’un morceau de leur fourrure.
Quand un serpent aux dents plus courtes ne pourrait au final, qu’avoir la bouche pleine de poil du rats des rocher, alors qu’un python caréné, avec ses longues dents en forme de poignard sera plus facilement enclin à maitriser le repas convoité.

Elevage:

La détermination des sexes se fait par sondage cloacal, la sonde s’enfonçant jusqu’ à 3-4 écailles subcaudale chez la femelle contre 15 à 17 chez le mâle.
Les sujets sondés mesuraient 1m50 de long ( M.G. Swan 2006).

Le couple initial, un male et une femelle sub-adulte , ont été tous les deux capturé en mai 1995 et ont grandit rapidement dès qu’ils ont commencé à se nourrir.
En juin 2000 les deux mesuraient plus d‘1m50, et avec l’espoir de fonder l’élevage, ils furent ensuite maintenus ensemble pendant des périodes étendues.
Il fut anticipé que la saison des amours devait vraisemblablement durée du milieu à la fin de l’hiver, comme c’est le cas de nombreux serpents tropicaux en Australie.

Accouplement:

La plupart du mois de juillet, les deux serpent était souvent vu perchés à proximité immédiate l’un de l’autre. Mais aucun comportement de séduction ne fut observé.
Néanmoins, début octoble, la femelle commença à montrer des signes de gravidité. Elle descendait régulièrement au sol du terrarium pour s’enrouler lâchement , souvent avec les 2/3 postérieur du corps à moitié ou entièrement retourné. Si elle était dérangée, elle se redressait sur le ventre rapidement. Une boite de ponte fut ajoutée, une simple boite avec un gros trou sur le coté, de la vermiculite fine et humide fut ajoutée sur une profondeur d’environ 5cm, ( la sphaigne aurait peut-être été une meilleur solution).

Ponte:

Le 31/10/2000, 24 jours après la mue, elle produisit 12 jolis oeufs et un « slug». Ses oeufs étaient assez petit, approximativement 30g chacun.

Incubation:

Ils ont été enlevé des anneaux de la mère et incuber artificiellement, dans l’installation voisine de l’éleveur très connu, John Montgomery.
La pièce d’incubation de John était déjà en service. Déjà réglé pour maintenir une température assez constante de 31°(+/-0,2°). John comme un nombre croissant d’éleveur de reptile australien, utilise la technique d’incubation du «no medium», qui consiste à placer les oeufs dans un pot en plastique, suspendue sur une plate-forme en plastique perforée au dessus d’un petit bassin d’eau. Ce système produit des conditions d’humidité constamment proche de 100%; et a semblé fonctionner pour toutes les espèces avec laquelle il a été testé.
Peter Krauss originaire du nord du Queensland depuis un certain nombre d’année maintenant, et il a pu annoncé un ratio de 100% de naissance sur les nombreuses pontes d’espèce de serpent et de lézard qu’il a régulièrement élevé.


Naissances:

Les 12 oeaufs de pythons carénés ont éclos 61-62 jours plus tard, durant la première semaine de janvier 2001. Les nouveaux-nés mesure approximativement 430mm de long ( longueur totale) et pèsent approximativement 17g. Les photographies de cet évenement, le tout premier pour cette espèce, apparue dans les journaux du monde entier.

Conclusions:

La femelle génitrice à produit une ponte similaire l’année suivante, tôt en novembre 2001, suivant les accouplements observés au début de la mi-aout.
La seconde femelle issue du milieu sauvage, la seule qui apparut comme pleinement mature lors de sa capture ( en juin 2000), fut plus délicate à se reproduire que ne le fut la première. Même si les mâles lui ont été périodiquement présenté entre juillet et septembre 2000 et 2001, ce n’est pas avant fin juillet début aout 2002que les premières activité de reproduction ont été observées. Après ce modèle établit, elle produisit une ponte de 12 oeufs fin octobre de cet année là.
Les accouplement de cette espèce ne présente guère de surprise, la chose la plus intéressente à noter pourrait bien être les aspects comportementaux qui ne semblent pas arriver. Bien que les femelles aient été introduit avec les 3 males en même temps, aucune indication de combat entre mal n’a été observé. Il n’y a pas eu de cas où l’introduction de plusieurs males, a donné lieu à une augmentation des pulsions sexuelles. De plus il n’y a pas eu de «chatouillement» de la femelle avec ses éperons pelviens sur aucun mâle, et il est intéressant de mentionner que ces appendices sont très petit chez les mâles de cette espèce, une particularité qui pourrait être unique parmis les pythons.

Après avoir produit 5 pontes, le processus de logement et de suivis des juvéniles a évoulé de la manière suivante. Dès la naissance, chaque nouveaux-né était pesé, mesuré et sondé pour déterminé le sexe. Il était alors placé dans sa propre boite en plastique. J’ai utiliser plusieurs type de boite dans ce but, de différentes formes et tailles, j’en ai conlus que les dimensions ne sont pas très importante, aussi longtemps qu’ils s’accomode d’une petite cachette et d’un bol d’eau. Une fine branche servant de perchoir est profitable, et les individus affamés ont tendance à se percher à l’affût dessus la tête en direction du sol.
Je n’ai pas essayer d’obtenir un gradient thermique pour les juvéniles, mais au lieu de cela, j’ai cherché à maintenir la température chaude et uniforme de la pièce. Cette pièce est sombre au coucher du soleil, et les lumières artificielles sont éteintent après le coucher du soleil.

La première mue pour cette espèce intervient 7-10 jours après la naissance, et on observe une augmentation de l’activité nocturne des juvéniles qui commence 2-3 semaines après la naissance, l’alimentation devient alors le centre d’intéret. C’était devenu mon habitude que d’attendre l’augmentation de l’activité avant d’offrir le premier repas au juvéniles.
Au moment du pic d’activité, quelques heures après le coucher du soleil ( approximativement 23h). J’utilisait une longue pince pour placer un rosé de rat lavé et décongelé dans chaque terrarium, après l’avoir secouer une fois devant le résident pour déclencher une mosure défensive. A l’aube, j’enlevais les tatons non consommés.
Générallement, entre les deux tiers et la moitié des jeunes acceptait leur repas dès la première fois. La nuit suivante, je proposais une nourriture alternative au serpent qui avaient préalablement refusé, soit une caille d’un jour soit un rosé de rat décongelé frotter contre un caneton, ou sur la peau d’une grenouille des marais rayée (limnodynastes

peronii). Générallement une moitié des serpents qui se voyait porposer ce second choix l’acceptaient.

limnodynastes peronii:



Après ces deux premieres vagues de nourrissage, il semble qu’il soit préférable si aucune nourriture n’est offerte aux petits, y compris ce qui n’ont pas mangé, pendant une quinzaine de jour.
Après cela, tous se voit proposer un rosé de rat, et pour ceux qui ont refusé précédemment le même type de proie accepté deux semaines plus tôt, où si ils faisaient partis de ceux n’ayant pas encore manger un choix différent. Par exemple, s’ils ont refuser la caille d’un jour, il pouvait se voir proposer un rosé de rat frotté sur un canard ou alors une souris vieille de 3 à 4 jours.
Dans tous les cas, tous les jeunes cèdent à leur faim et commencent à s’alimenter avant de perdre spectaculairement du poids.
Ceux ayant des préférences alimentaires acceptent généralement les rongeur décongelé non-frotté après une demi-douzaine de repas qu’ils préféraient.
Une fois que les serpenteaux ont commencé à se nourrir, je leur ai donné à manger chaque semaine jusqu’à la maturité, après quoi le nourrissage est devenu bi-mensuel.

La propention des jeunes pythons caréné à accepter les cailles d’un jour et la nourriture frotté sur un canard ( et peut-être quelques autres oiseaux) est intéressant, considérant les difficultés que j’ai eu à provoquer une réponse alimentaire avec des oiseaux chez les adultes. Notons également, l’empressement apparent des bébés à accepter les grenouilles, ces proies engendrent la question de l’impact éventuel de l’arrivée du très venimeux crapaud géant (bufo marinus) peut avoir sur la population sauvage de morelia carinata.

bufo marinus:



La pièce intérieur d’exposition de l’Australian Reptil Park à été reconstruite fin 2000, à la suite d’un incendie dévastateur. Les nouvelles installations inclues la première exhibition de morelia carinata. Ce spacieux terrarium, est l’un des préféré du staff et du public, et reproduit une falaise de grès avec des feuillage tropicaux, de l’habitat des gorges du nord de Kimberley.

Cela a été une priorité que de fournir aux autres zoo intéressé par le python caréné, et fin janvier 2006, un total de 24 spécimens à été largement dispersé dans 9 installations zoologiques australiennes, beaucoup d’entre eux expose maintenant l’espèce. Sept sujets furent offert au CALM d’australie occidentale de l’office régional de West Kimberley pour les inclurent dans leur nécessaire programme d’éducation. un nouveau groupe de 6 spécimens à été offert ( gratuitement également) à des zoos étrangés, qui attirent une foule importante.

Un nombre limité de spécimen d’élevage ont été fournis à des éleveurs amateurs australiens. La plupart d’entre eux en échange d’autres pythons, contribuant à fonder un stock d’élevage plus important dans les centre d’élevage, ces installations consacrées à lélevage de ce python, possédé par Gavin Bedford et moi-même en association avec l’Australian Reptil Park.
Le groupe fondateur original continu d’être maintenu au Reptil Park, alors que 7 serpent né en captivité ont été retenus pour continuer le programme d’élevage au centre d’élevage. Il a donc été prévu que d’autre morelia carinata seront fournis aux amateurs australiens dans un futur proche.

Remerciement:

Le Western Australian Departement of Conservation and Land Management ( CALM) qui à aidé l’Australian Reptil Park lors des travaux sur le python caréné ainsi que d’autres espèces pendant de grandes périodes. L’autorisation accordée pour collecter le groupe fondateur de python caréné à été grandement apprécié et reconnue.
John Montgomery, Peter Krauss et Dave Barker qui a pris le temps lors de son voyage en australie en 1999, pour aider à construire les terrarium hébergeant le groupe fondateur ainsi qu’une aide pratique.
Sans les encouragement de Rick Shine, Malcolm Douglas et Dave Pearson le projet ne serais jamais sortie de terre.

Ce fut un grand frisson d’etudier ces incroyables serpents, et c’est maintenant très gratifiant de savoir que cette espèce «oubliée» est destinée à être mieux représentée ches les amateurs. En réflechissant au futur, un argument raisonnable peut être mis en avant pour la future capture d’animaux sauvages pour permettre un meilleur brassage génétique des populations captives, particulièrement quand l’impact du crapaud géant sera connue dans le nord de Kimberley




Dernière édition par chris42210 le Ven 1 Juil - 14:34, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: morelia carinata    Jeu 30 Juin - 22:49

Allez plus que deux pages de conclusions que j'espère terminer dans le week-end....ensuite j'enchaine sur la fiche suivante....
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chris42210
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MessageSujet: Re: morelia carinata    Ven 1 Juil - 14:36

cheers cheers cheers
En espérant que vous passerez un bon moment pendant la lecture.
La prochaine? morelia kinghorni...
Cordialement chris
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